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Chrétien

Le Christianisme est la première religion au monde comptant plus de 2,4 milliards de chrétiennes et de chrétiens sur la planète. Comment est née cette religion ? Quel est le visage du Christianisme contemporain ? Comment un jeune trentenaire a réussi, en l’espace de seulement trois ans, aux confins du globe en Galilée au premier siècle, à influencer autant le monde entier ?

L’origine du Christianisme trouve sa source dans l’Amour universel et inconditionnel accessible à tout être humain. Jésus-Christ est le Maître de cette voie spirituelle, le révélateur de ce Dieu de tout Amour dont est issu un Christianisme aux multiples courants.

Chrétien

Chrétien définition

Un chrétien ou une chrétienne est une personne adepte de la foi chrétienne, c’est-à-dire du Christianisme. Ces personnes suivent l’enseignement de Jésus de Nazareth dit le Christ, transmis dans les évangiles de la Bible. Elles croient que Jésus est le révélateur d’une voie de salut pour l’humanité qui passe par l’Amour.

Origine du mot chrétien

Chrétien ou chrétienne tire son origine du mot Christ (Messie en hébreu) et représente les personnes croyantes qui adhèrent à la foi chrétienne, issue de l’enseignement de Jésus de Nazareth et qui le reconnaissent comme Christ ou Messie.

De son vivant, les disciples de Jésus ne s’appelaient pas encore « chrétiens » mais les adeptes de la Voie. Les évangiles les désignent souvent par Galiléens ou Nazaréens.  En effet, Jésus n’a jamais choisi de créer une nouvelle religion, mais il enseignait une voie spirituelle qui dépassait le cadre du religieux, celle de la pratique de l’Amour agapè.

Après la mort de Jésus, les disciples commencèrent à être appelés des chrétiens par leur environnement, mais avec une connotation plutôt négative, comme pour se moquer d’eux. Ce n’est qu’au fil du temps, que cette appellation s’est affirmée et a été réappropriée pleinement par ses adeptes et par les premières communautés.

Qu’est-ce que le christianisme ?

Le Christianisme est une religion née au 1er siècle de notre ère. Elle est la religion la plus répandue au monde à travers différents courants et sur tous les continents. Mais qui dit religion dit rites, dogmes, institutions, règles et pratiques. Or, il est difficile, voire impossible, de dire exactement ce qu’est le Christianisme en raison de la multiplicité de son visage aujourd’hui.

Et d’ailleurs, Jésus de Nazareth qui est l’inspirateur de cette religion, avait-il en tête d’en créer une nouvelle ? Jésus était-il chrétien ? Qu’est-ce que le christianisme au fond ?

La réponse dans cette vidéo de Carolina Costa (théologienne et pasteure) :

Symboles chrétiens

La croix

La croix est certainement le symbole chrétien le plus important qui identifie les personnes chrétiennes. Elles en portent souvent autour du coup comme signe distinctif. Ces pendentifs peuvent être très différents selon le contexte culturel et confessionnel. Il existe des croix simples mais aussi avec des variations comme la croix huguenote (protestante de France), la croix égyptienne, la croix éthiopienne, la croix de Taizé etc.

Pendentifs chrétiens

Au-delà de l’appartenance chrétienne dont elles témoignent, ces croix rappellent surtout aux croyantes et aux croyants, la vie et la mort de Jésus de Nazareth, cloué sur une croix lors de sa passion (arrestation, mise à mort à Jérusalem au 1er siècle). On peut aussi trouver des croix dans des classes d’école (dans des pays ou des régions catholiques), dans des hôpitaux, parfois des hôtels et même au sommet des montagnes.

trois croix

Enfin bien sûr, toutes les églises ont des croix à l’intérieur et/ou à l’extérieur, mais avec une différence selon les confessions chrétiennes : une croix avec ou sans Jésus dessus.

Extrait ci-dessous d’une lettre privée de Carolina Costa « La croix avec ou sans Christ ?

« Lors d’une visite au Musée d’art et d’histoire de Genève avec ma fille la semaine dernière, nous sommes tombées sur une œuvre d’un Christ en croix.

Les catholiques et orthodoxes sont plus habitués à voir cette image dans leurs églises.

Alors que les protestants sont plus enclins à une croix simple et vide comme c’est d’ailleurs le cas dans le Temple de Plainpalais où je prêche à Genève au LAB.

Pourtant, je dois reconnaître que lors des fêtes de Pâques, j’aurai bien envie de « voir » un Christ en croix durant la semaine pascale dans mon propre lieu.

Car méditer face à un Christ en croix, donne à mon avis toute sa profondeur à la Passion du Christ.

Je crois même que nous avons besoin de « voir », tout comme au matin de Pâques les Evangiles nous invitent à voir au-delà du tombeau vide.

Regarder vendredi saint en face c’est aussi élargir son regard dans la foi, à ce qui n’est pas visible à l’œil nu si je puis dire…

Certes c’est inconfortable de regarder cette souffrance devant nos yeux.

Pourtant si nous la nions cette souffrance, ne passons-nous pas justement à côté de la Bonne Nouvelle en Jésus ?

N’est-ce pas une invitation à voir plus loin, au-delà de la souffrance ?

« Ne passez pas à côté de la beauté cachée » comme l’énonce le titre d’un film majestueux sur le deuil d’en enfant.

Personnellement, chaque fois que je regarde en profondeur ce Christ en croix, je suis toujours bouleversée par ce mystère qui semble tout embrasser par ses bras écartés à l’Infini.

« L’Amour supporte tout, endure tout, pardonne tout, contient tout » écrit l’apôtre Paul dans la première épître aux Corinthiens chapitre 13.

Un Christ en croix me donne à « voir » précisément Son Amour.

Et cet Amour me bouscule car en vérité Il me porte plus loin, en particulier au-delà de mes rapports habituels sur le bien et le mal.

Car en Christ tout est UN. Unifié, réconcilié.

Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Obscurité et Lumière semblent frère et sœur dans le Dieu Père/Mère.

Comment serait-ce possible ?

La résurrection n’est-ce pas la victoire de l’amour sur la haine ?

De la lumière sur l’obscurité ?

Pourtant, regardons bien le Christ en croix…

Il ne lutte pas contre le mal, mais il l’entoure de Son Amour.

Toute la violence, la haine, le mépris, l’abandon, la trahison sont comme portées sur cette croix qu’il embrasse de Son Amour.

Quelle puissance se joue là sous nos yeux si nous n’y prêtons pas attention !

Quel scandale aussi pour une foi habituée peut-être à condamner, juger…

La croix, la résurrection n’est-ce pas précisément une invitation à nous ouvrir plus infiniment encore que ce que nous pouvons voir ou croire humainement ?

Un Christ en croix, un tombeau vide et un message d’espérance :

Dieu était avec Jésus…

Tout comme Il était avec ses disciples en panique et fuyants,

avec Judas le traître,
avec le grand-prêtre,
avec Pilate,
avec la foule,
avec Barabbas,
avec les soldats violents,
avec les brigands crucifiés,
avec Joseph d’Arimathée,
avec Marie,
avec Myriam de Magdala… 

L’Emmanuel – qui signifie Dieu avec nous.

Avec chacun.e d’entre nous à travers tout ce que nous vivons. TOUT !

Car Son Amour n’a pas de limite, ni de fin.

Il est le commencement et la fin de toute chose, éternellement…la substance même de l’univers comme l’écrivait l’auteure Christiane Singer.

Oui Pâques n’a pas fini de parler, Il est toujours le commencement d’un nouvel élan, d’un nouveau Souffle, d’une nouvelle espérance… »

Enfin, dans les églises catholiques et orthodoxes, traditionnellement lorsqu’une personne entre dans une église elle fait le signe de croix. Ce geste est également donné lors d’un baptême ou de différents rites chrétiens.

VIDEO : Pourquoi fait-on le signe de croix ? 2 minutes à la foi #1

Le poisson

Peut-être avez-vous vu parfois un poisson sur un autocollant collé derrière une voiture ? Il s’agit d’un signe distinctif entre les personnes chrétiennes. Parfois le mot Jésus est écrit au-dedans. Ce signe du poisson était également utilisé par les premiers adeptes afin de se reconnaître incognito lors des persécutions romaines du premier siècle. Il permettait de se reconnaître ou de transmettre des indications vers les lieux de rassemblement.

ICHTUS poisson chrétien

Ce symbole du poisson provient des initiales ICHTHUS en grec ancien ἰχθύς qui signifie littéralement « poisson ». C’est un symbole récurrent dans les Evangiles lors de différents épisodes avec Jésus comme la pêche miraculeuse ou la multiplication des pains et des poissons. Le poisson évoque aussi l’eau du baptême.

Enfin, les lettres qui constituent le mot ICHTHUS en grec ancien forment aussi un acrostiche pour évoquer Jésus et son titre : JESUS CHRIST FILS DE DIEU SAUVEUR

  • I (I, Iota) : Ἰησοῦς / Iêsoûs (« Jésus »)
  • Χ (KH, Khi) : Χριστὸς / Khristòs (« Christ »)
  • Θ (TH, Thêta) : Θεοῦ / Theoû (« de Dieu »)
  • Υ (U, Upsilon) : Υἱὸς / Huiòs (« fils »)
  • Σ (S, Sigma) : Σωτήρ / Sôtếr (« sauveur »)

La colombe

La colombe est souvent représentée dans l’art chrétien, dans les églises ou par exemple sur la croix huguenote. Elle apparaît dans le récit du baptême de Jésus en lien avec l’expérience de l’Esprit saint ou du Souffle sacré de Dieu.

Extrait de l’Evangile de Marc chapitre 1, versets 9 à 11 :

En ces jours-là, Jésus arrive de Nazareth, une localité de Galilée, et Jean le plonge/baptise dans le fleuve du Jourdain.

Au moment où Jésus remonte de l’eau, il voit les cieux se déchirer et l’Esprit saint/Souffle sacré descendre sur/en lui comme une colombe.

Et une voix se fait entendre des cieux :
« Tu es mon fils bien-aimé ; j’ai mis en toi toute ma joie. »

La colombe apparaît aussi dans la Bible, comme dans l’épisode du déluge avec l’arche de Noé. C’est elle qui ramène un rameau d’olivier signe d’espoir et messagère de l’alliance nouvelle sur la terre ferme. Cet oiseau symbolise la paix, la beauté, la tendresse, l’espérance, la pureté. Jésus l’évoque aussi dans un enseignement « Soyez prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Évangile de Matthieu, chapitre 10, verset 16).

Le pain et le vin

La cène est le dernier repas de Jésus-Christ avec ses disciples quelques heures avant son arrestation et sa mise à mort. Ce récit se trouve dans les trois évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc. Il s’agit dans le Judaïsme du seder, qui signifie littéralement repas, puisque rappelons-nous que Jésus et ses premiers adeptes étaient juifs.

La passion de Jésus à Jérusalem se déroule durant la semaine de Pessah, la fête de la Pâque juive et c’était donc la tradition le jeudi soir de partager le repas lié à cette fête qui célèbre la libération du peuple d’Israël par l’Eternel (récit du Livre de l’Exode). Jésus s’inscrit dans l’héritage spirituel de sa tradition tout en lui donnant une nouvelle interprétation. Lui-même est l’enseignant d’une voie de libération, d’une voie de salut que révèle sa passion et qui passe par l’expérience de l’Amour inconditionnel de la part de Dieu.

le pain et le vin

Extrait de l’Evangile de Marc, chapitre 16, versets 22 à 26

« Pendant le repas du seder, Jésus prend du pain sans levain.
Après avoir prononcé une prière de bénédiction à l’Eternel,
il le partage et le donne à ses apprentis disciples.
Il leur dit :
– Prenez, c’est mon corps.
Il prend ensuite une coupe de vin et, après avoir remercié Dieu,
il la leur donne, et ils en boivent toutes et tous.
Jésus leur dit :
– C’est mon sang, le sang de l’alliance de Dieu qui est versé pour une multitude de gens.
Je vous le déclare, c’est la vérité : je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu.
Puis, ils chantent les psaumes de la fête, et s’en vont au mont des Oliviers. »

Cet extrait de l’évangile est lu (avec quelques nuances selon l’église) chaque fois qu’une communauté chrétienne partage la sainte-cène, la communion ou l’eucharistie. Dans l’église catholique, le pain est présenté sous forme d’Ostie.

VIDEO de Carolina Costa (théologienne et pasteure)
DIFFERENCE CATHOLIQUES ET PROTESTANTS (à venir)

Fêtes chrétiennes

Les principales fêtes chrétiennes commune à toutes les églises sont Noël et Pâques. Toutefois, elles ne sont pas forcément fêtées aux mêmes dates selon que le calendrier sera occidental grégorien (catholique et protestant) ou julien (orthodoxe) dépendant donc de la confession chrétienne. Par ailleurs, certaines fêtes sont spécifiquement catholiques, orthodoxes ou protestantes.

Liste des principales fêtes catholiques et protestantes


6 Janvier              Épiphanie (fête des rois mages)
18-25 janvier              Semaine de l’Unité des chrétiennes et des chrétiens
2 février                      Le chandeleur ou Fête de la présentation de Jésus au Temple
14 février                    Saint-Valentin
25 mars                      L’Annonciation à Marie
février                         Mardi-gras, Mercredi des cendres, Carême
mars-avril                   Rameaux, semaine sainte, Pâques
6 août                         La transfiguration
15 août                       Assomption de Marie (catholique)
8 sept                          Nativité de Marie
31 oct                          Réformation
1er nov                        Toussaint
21 nov                         Présentation de la vierge
Déc                              L’Avent (4 dimanches avant Noël)
25 déc                         Noël

Marie et Josephe

Noël

Noël est la fête la plus populaire et la plus connue du monde chrétien. Toutefois, ces dernières années, la récupération commerciale de cette fête, semble l’avoir profondément sécularisée, au point que de nombreuses personnes ignorent même son origine spirituelle et religieuse chrétienne.

VIDEO de Carolina Costa (théologienne et pasteure) : Noël vraiment un cadeau ? https://www.youtube.com/watch?v=WhbFSG2KAs0&list=PLYKo4X7SUT3w2oPCOtW-WmiwNf1xy16U6&index=3

Pour approfondir autour des récits de Noël cliquer sur la page : JESUS

Pâques

La fête de Pâques se déroule sur une semaine et célèbre la Passion de Jésus dans les évangiles. Elle commence généralement le dimanche des Rameaux par l’entrée de Jésus à Jérusalem. Jeudi saint commémore le célèbre repas de la Cène de Jésus et de ses disciples, le lavement des pieds. Vendredi saint célèbre la crucifixion et la mort du Christ en croix. Samedi saint est une journée de deuil et de veillée de prière. Dimanche de Pâque les chrétiennes et les chrétiens célèbrent la résurrection de Jésus.

Vidéos de Carolina Costa (théologienne et pasteure) sur la résurrection :

Quelle sont les branches chrétiennes ?

Il existe différents courants dans le Christianisme et ce dès la mort et la résurrection du Christ. Celui de Pierre à Jérusalem, de Paul, de Jacques le frère de Jésus et sa famille, de Myriam (Marie) de Magdala, de Thomas etc. Le fait qu’il existe quatre évangiles dans le Nouveau Testament témoigne de cette diversité dès les commencements.

Aujourd’hui, les principales branches chrétiennes sont :
– L’Eglise catholique (romaine ou chrétienne)
– L’Eglise orthodoxe (russe, copte, arménienne, roumaine, orientale etc.)
– L’Eglise protestante (luthérienne, calviniste, réformée, presbytérienne, vaudoise du Piémont, unitarienne, méthodiste ..)
 – L’Eglise protestante anglicane, épiscopalienne
 – L’Eglise protestante évangélique (charismatique, pentecôtiste, anabaptiste, réveil…)

Eglise

Quand et comment est né le Christianisme ?

Autant, nous connaissons toutes et tous a priori la date de notre naissance. Mais quelle serait la date d’anniversaire du Christianisme ? Lorsque Jésus est né ? Lorsqu’il est mort ? Lorsqu’il est ressuscité ? Pourtant Jésus n’a jamais parlé de Christianisme ? Alors où et quand est né le Christianisme ?

That is the question et tu sens bien que rien que le fait de poser la question, cela nous interroge et nous ouvre une réflexion des plus intéressante non ?

VIDEO de Carolina Costa (théologienne et pasteure) :

Quelles sont les principales croyances Christianisme ?

On pourrait commencer par se demander : Jésus avait-il des croyances ? Cela nous force à voir Jésus dans la posture lui-même d’un humain et d’un croyant. Et de nous demander : Jésus était-il croyant ? Mais oui, devrions-nous répondre avec sincérité. Oui, parce que Jésus prie Dieu. Il croit donc en Dieu.

Mais si Jésus est Dieu, Dieu croit en Dieu ? Voilà que croire avec le Christ nous ouvre peut-être une autre piste de compréhension. Croire non pas en un Credo écrit et figé… Jésus nous révèle comment il vit Dieu dans sa relation. Jésus croit en Dieu le Père. Il croit en l’humain. Il croit en la puissance de l’Amour. Dès lors, comment répondre à la question : Quelles sont les principales croyances du Christianisme ?

VIDEO de Carolina Costa (théologienne et pasteure) :

Quel est le Dieu du Christianisme ?

Serait-il différent des autres religions ? Ou le Christianisme est-il une voie parmi d’autres ? Le Dieu des chrétiens est-il le même que celui des juifs ou des musulmans ?

VIDEO de Carolina Costa (théologienne et pasteure) :

Prière chrétienne

La prière chrétienne la plus connue et généralement apprise par cœur par toutes les chrétiennes et les chrétiens du monde est celle que Jésus a enseignée : Notre Père.

Cette prière est traduite dans toute les langues du monde.

VIDEO NOTRE PÈRE

Pour aller plus loin, voir page très complète en cliquant ici : PRIERE

Musique chrétienne

La musique chrétienne est très développée dans différents styles pour nous accompagner dans notre louange, notre prière ou nos méditations. Les chants grégoriens semblent être les plus anciens.

VIDEO : Chants Grégoriens (Gregorian Chant) – Kyrie

Les communautés monastiques ont développé également de nombreux chants en latin durant plusieurs siècles puisque ces chants étaient réservés aux religieuses et aux religieux. Grâce à la réforme protestante par sa traduction de la Bible au 16ème siècle, les réformateurs se sont également attelés à offrir des chants en allemand (puis dans d’autres langues) pour permettre à toute la communauté de participer au culte. Depuis, les musiciennes et musiciens n’ont cessé de renouveler les chants dans de nombreux styles différents.

La musique sacrée chrétienne n’exclut pas d’écouter d’autres musiques profanes. La musique est un langage universel et accessible à tout être humain. C’est un don de Dieu. Avec notre voix, nous pouvons émettre des sons, partager, parler, chanter ensemble, tout comme avec des instruments de musique. Toute musique, comme toute parole a le potentiel soit d’ouvrir les cœurs, lorsqu’elle est faite avec amour, soit de susciter la violence lorsqu’elle véhicule la haine.

Certains courants chrétiens charismatiques évangéliques ou des mouvements rigoristes islamistes, incitent les croyantes et les croyants à renoncer à écouter toute musique profane (= qui n’est pas associée à la pratique religieuse). Ils considèrent cette dernière comme impie, malsaine voir même satanique.

La vérité c’est que Jésus n’a jamais parlé de ce thème. Ces courants chrétiens s’appuient sur des versets de Paul pour interpréter cet interdit. Toutefois, les autres courants chrétiens, sont beaucoup plus ouverts à ce sujet et n’ont aucun interdit en matière musicale, si ce n’est d’être prudent avec des musiques véhiculant haine et violence. Jésus aurait-il interdit à des parents de chanter des berceuses ? A des enfants de chanter des chants populaires ensemble ? A des musiciennes et des musiciens de partager leurs musiques selon leur culture ?

Chaque communauté peut ainsi louer Dieu dans différents styles de musique et accueillir des musiciennes et musiciens qui viennent partager leur amour de la musique et permettre une communion par des notes inspirées. La musique n’est-elle pas un don de Dieu au service de la beauté et de l’âme ? Une expérience spirituelle en soi ?

Pour approfondir sur le GOSPEL voir page : EVANGILE

Sexualité chrétienne

Il n’existe pas véritablement une éthique chrétienne établie une fois pour toutes que Jésus aurait enseignée de son vivant. Certes il a répondu à des questions liées à un contexte particulier et une époque qui ne sont plus les nôtres désormais. Jésus porte une éthique de la relation d’Amour, elle est au cœur de tout son enseignement.

Pourtant, une éthique sexuelle chrétienne plus rigide et moralisatrice après la mort de Jésus, a été élaborée au fil des siècles et fortement marquée par la théologie paulienne et donc par le patriarcat. Pourtant, la Bible elle-même contient au cœur de ses livres, le Cantique des Cantiques qui pourrait offrir de nouvelles pistes pour un christianisme contemporain et dans la ligne de l’enseignement d’Amour agapè du Christ.

Le Cantique des Cantiques est un livre énigmatique d’abord parce qu’il ne parle pas directement de Dieu, alors qu’il est intégré au canon biblique, puis parce qu’il évoque de manière très poétique mais très suggestive aussi une relation amoureuse, voir érotique entre une fiancée et son fiancé. Ces derniers ne semblent donc même pas mariés, pourtant ils semblent bel et bien avoir une relation sexuelle libre. Certes, la tradition a tenté d’interpréter ce texte comme une allégorie de la relation entre Dieu et sa créature, mais pourquoi ne pas vous plonger directement dans l’extrait ci-dessous pour vous faire votre propre opinion ?

Extraits du Cantique des Cantiques

« Des baisers, des baisers à pleine bouche !
Tes caresses m’enivrent plus que le vin. »
(Chapitre 1, verset 2)

« Ma fiancée, du miel coule de tes lèvres, et ta langue cache un lait parfumé de miel.
Tes vêtements ont l’odeur des bois du Liban. Tu es mon jardin privé, ma sœur, ma fiancée, ma source personnelle, ma fontaine réservée. Tes formes élancées sont un verger de paradis planté de grenadiers aux fruits exquis. »
(Chapitre 4, versets 11 à 13)

sexualité chrétienne

La plupart des églises chrétiennes, sous l’influence de Paul, ont marqué le corps du sceau du péché et comme banni le plaisir de la sexualité. Ainsi, de nombreuses églises ont élaboré une éthique sexuelle très moralisatrice prônant la chasteté avant le mariage, le célibat et la virginité érigée en état de pureté absolue devant Dieu et orientant la sexualité vers un seul objectif : la procréation, discriminant au passage toutes les personnes LGBTIQA+.

Or, il est temps de retrouver la beauté du désir et de l’amour des corps à l’image justement du Livre du Cantique des Cantiques. Dieu nous a créé avec un corps pour goûter à la vie en abondance. Nous sommes des êtres de désirs et de contribution. Nous sommes faits littéralement pour aimer de tout notre être, de toute notre âme et de tout notre corps. Faits pour embrasser, caresser, prendre dans les bras. Le Christ nous appelle à aimer et à placer toujours la relation d’amour au centre, autrement dit à favoriser la vie dans toute ses facettes et ses possibilités, dont la sexualité fait évidemment partie.

Une éthique sexuelle contemporaine chrétienne devrait permettre aux femmes et aux hommes de sortir enfin de leur culpabilité pour retrouver enfin des relations saines, respectueuses, libres, profondes et consentantes. La violence sexuelle ne vient-elle pas du fait que nous avons justement oublié de rappeler que l’union des corps commence par l’union des cœurs ? Par le respect de l’altérité et de la liberté d’une personne comme de l’autre, femmes et hommes ?

Que nous sommes invités par Dieu à vivre une communion profonde des êtres tant sur le plan émotionnel, spirituel que physique ? Que le désir est beau et bon lorsqu’il est partagé ? Savons-nous vraiment nous rencontrer amoureusement avec une ouverture, une confiance et un amour vrai et authentique ?

VIDEO de Carolina Costa (théologienne et pasteure) :

Devenir chrétien ou chrétienne

La voie du Christ est ouverte à toute personne qui vient à Lui. Le Christ est accessible par la voie du cœur, par la lecture des évangiles, par une rencontre ou autre. (voir page EVANGILE) C’est chaque fois une rencontre intime, personnelle et unique qui se passe entre la personne et le Christ directement.

Jésus n’avait aucune barrière, ni aucune condition si ce n’est peut-être celle de nous demander : « Crois-tu que je puisse faire quelque chose pour toi ? Me fais-tu confiance ? »

N’importe qui peut devenir chrétien ou chrétienne d’abord dans son cœur. Puis, peut arriver le moment où cette personne souhaite rejoindre une communauté, et peut-être demander le baptême. Le baptême est le signe visible de cette rencontre première intime et personnelle. La personne manifeste par ce geste, par ce rituel avec l’eau, de cette reconnaissance de Jésus comme Maître de sa vie ou sauveur. Son baptême marque également son entrée dans la communauté chrétienne.

bapteme

Pour demander le baptême, il suffit de s’adresser à une église afin de trouver un accompagnement pour le vivre. Il se déroule généralement lors d’un culte ou d’une messe. Selon la majorité des églises, le baptême des enfants et des adultes sera reconnu et possible.

Les églises dites historiques (réformée, luthérienne, anglicane, catholique romaine, catholique chrétienne et orthodoxe) se sont accordées sur le fait que le baptême est avant tout chrétien, unique (une fois pour toutes quel que soit l’âge) et reconnu par toutes les dénominations chrétiennes. Seules des églises charismatiques de types évangéliques laissent croire que le baptême d’eau ne serait pas suffisant et qu’il faudrait ajouter « le baptême de l’Esprit » ou l’idée « naître de nouveau ». Il s’agit de leur propre interprétation, mais cela reste propre à chaque confession chrétienne.

bapteme

Jésus-Christ n’a jamais baptisé de son vivant, ce qui peut suggérer le fait que l’essentiel est peut-être d’abord et avant tout l’immersion/le baptême dans l’Amour agapè inconditionnel et sa mise en pratique dans sa vie. N’est-ce pas ainsi qu’on devient chrétienne ou chrétien finalement ?

« C’est à l’Amour que vous aurez les unes, les uns pour les autres, que toutes et tous reconnaîtront que vous êtes mes apprentis disciples. » enseigne Jésus (évangile de Jean, chapitre 13, verset 35).

Auteure Carolina Costa
© Editions Atalahalta