Carolina Costa

C’est quoi les origines de Noël?

C'est quoi les origines de Noël?

Golden concrete wall background
Golden concrete wall background

Aujourd’hui, j’aimerai vous parler DE LES RECIT DE NOEL – VRAI OU FAUX ?

Approfondis et développe ta spiritualité, en découvrant le parcours du vidéo-livre

TRANSCRIPTION

Salut, c’est Carolina Costa. Je suis auteure, théologienne inclusive et pasteure de l’Église réformée. Aujourd’hui, eh bien j’ai envie de nous interroger sur ces fameux récits de Noël. Est-ce qu’ils sont vrais ? C’est juste après le générique.

Je suis très contente de te retrouver pour cette nouvelle vidéo sur les récits de Noël. Juste avant, je t’invite à t’abonner si tu as envie de recevoir les notifications pour les prochaines vidéos avec la petite cloche de Noël juste en bas. Et puis bien sûr, si tu as envie de recevoir la lettre privée chaque semaine le mardi pour recevoir des témoignages, des commentaires des encouragements pour vivre ta foi et puis sur Telegram désormais où tu peux t’abonner également et suivre au quotidien deux, trois des propositions que j’amène.

Alors aujourd’hui, j’avais envie de parler de ces fameux récits de Noël parce que je l’entends souvent, quand on me dit: «oui mais bon ces récits de Noël, ils sont bien jolis mais finalement ils ne sont pas vrais.» Évidemment que ces récits ne sont pas
historiques au sens de l’histoire objective puisque bien sûr, tu le sais, ces deux récits je dis qu’il y en a deux parce qu’effectivement, il y en a deux dans les évangiles. Petit rappel, on a quatre Évangiles dans la Bible Matthieu, Marc, Luc et Jean
et sur quatre récits, il n’y en a que deux qui parlent de la naissance de Jésus et en plus de cela, ces deux-là ont le récit de naissance en commun mais vont chacun avoir des accents et des angles complètement différents. Donc ça, c’est quand même très intéressant de montrer que pas tout le monde n’a eu envie de raconter ces récits de naissance.

Qu’est-ce qui est l’intention derrière les auteurs? Chaque auteur des évangiles sont d’accord en fait sur une chose c’est: l’existence de Jésus c’est son enseignement, ses paraboles, certaines histoires qui se retrouvent dans tous les évangiles. Et puis ensuite il y a ce qu’on appelle dans chaque évangiles du bien propre. C’est-à-dire, chaque auteur a écrit dans un lieu géographique différent s’est adressé à une communauté différente, a entendu des histoires différentes et puis ensuite les a posées par écrit pour encourager la communauté. Ils sont aussi tous d’accord sur le fait que Jésus a été arrêté, qu’il a été condamné, jugé et puis qu’il est mort et qu’il est ressuscité. Là-dessus, ils sont tous d’accord. Ensuite ils vont chacun essayer de transcrire qui est Jésus, parce que c’est cela l’enjeu pour eux. C’est évidemment de raconter cette histoire, qu’elle puisse se transmettre de génération en génération jusqu’à nous. Et puis surtout qu’elle puisse essayer de transmettre l’enseignement du Christ, son amour et puis aussi ce qu’il a révélé de qui est Dieu pour nous, pour notre quotidien ce que cela peut changer dans notre vie.

Donc chacun va essayer de trouver ce qui va être le plus adéquat pour lui pour susciter en fait ce désir de connaître Dieu. Ce désir de cheminer avec le Christ, ce désir d’avoir la foi, d’adhérer en fait à ce que j’appelle la voie de l’amour. Parce que c’est ainsi que je comprends l’enseignement de Jésus. Alors, il y a ces deux récits de naissance qui essaient de raconter quelque chose et puis j’ai aussi envie de te dire que par exemple, juste pour l’anecdote, peut-être tu as déjà vu dans les crèches quand on fait des crèches vivantes encore aujourd’hui, on dit qu’il faut toujours mettre un âne et un bœuf. Eh bien c’est très intéressant parce que cela n’existe pas dans les deux évangiles de l’évangile canonique. Ce qu’on appelle c’est-à-dire qui est dans la Bible, ils n’existent pas cet âne et ce bœuf donc on se dit: mais en fait ils viennent d’où?

Eh bien ils viennent des évangiles apocryphes. C’est-à-dire ceux qui sont en dehors du canon. Et cela c’est intéressant aussi parce que cela veut dire que dans la tradition de l’Église, même si à un moment donné on a dit: ok, ces textes-là ils sont corrects, on va dire ils répondent à la foi telle qu’on l’a pensé maintenant. Mais en même temps on est très influencé par les autres évangiles et c’est ce que j’ai déjà développé aussi dans la question de quelle Bible choisir. C’est qu’à l’heure d’aujourd’hui c’est intéressant aussi d’aller piocher là-dedans et puis de découvrir d’autres facettes de ces récits, d’autres facettes du Christ
qui le racontent d’une autre manière.

Aujourd’hui, je vais me concentrer sur ces deux récits qui sont Matthieu et Luc. Encore un petit ajout que j’ai envie de te partager, parce que j’ai découvert cela il y a quelques années. Il y a aussi un récit de la naissance de Jésus dans le Coran. Et cela c’est un récit également très beau qui met un accent très fort sur Marie où il est raconté que Marie met au monde Jésus
toute seule au pied d’un palmier. Et puis que dans les douleurs de l’accouchement à un moment donné, elle va secouer le palmier et puis des dattes vont tomber et que c’est les dattes qui vont la restaurer après l’effort évidemment de l’accouchement. Donc on voit que ce récit, il y a évidemment quelque chose autour du récit de la naissance de Jésus qui s’est transmis qui s’est fabriqué, qui a été partagé chacun avec des accents différents.

Une autre chose quand même aussi encore importante que j’ai envie de te partager, c’est qu’on est quand même dans le monde antique. Et le monde antique n’est pas uniforme. C’est-à-dire qu’il faut bien comprendre que c’est comme aujourd’hui
en fait, il ya plusieurs cultures qui vivent ensemble, qui cohabitent. Tu sais que le peuple d’Israël, en Israël, vis sous domination romaine donc, il y a de la culture Romaine, il y a de la culture Grecque. Les gens sont baignés en fait dans ces différentes cultures, entendent différents récits et les auteurs des évangiles vont aussi essayer en fabriquant ces récits de naissance essayer de dire quelque chose de cette figure divine de Jésus. Parce que pour eux, Jésus n’était pas juste, si je puis dire, juste un prophète ou juste un homme, ou juste un sage. Il y avait quelque chose en lui de profondément divin. Alors quels sont les outils d’histoire culturels et littéraires qu’on va utiliser? Eh bien en fait dans l’environnement, il y a beaucoup les héros, vous savez, si tu connais les héros grecs sont souvent le fruit de, en fait, une relation entre un Dieu et un humain. Et en fait, c’est exactement ce qu’on a comme processus littéraire aussi dans les évangiles. On a cette Marie qui sera la mère de Jésus et qui est enfantée par l’esprit de Dieu. Donc tu vois, cela c’est typiquement quelque chose que je sais que beaucoup refusent de voir cela, mais c’est ce qu’on appelle un syncrétisme religieux déjà à l’époque. C’est-à-dire qu’on va se nourrir de tout cet environnement littéraire et puis on va créer une nouvelle littérature qui vont être les évangiles.

C’est vraiment important et ce n’est pas, comment dire ? Ce n’est pas parce que du coup ces récits ne sont pas vrais sur le plan historique, qu’ils n’ont rien à nous raconter, bien au contraire. Moi j’adore ces récits parce qu’ils ont à chaque fois que je les relis, chaque année quelque chose de lumineux, de merveilleux, quelque chose de profondément spirituel à me dire sur qui est Dieu. Et c’est cela que moi j’aime. Mais alors on va juste les raconter rapidement pour que tu l’aies comme information. On a donc un Évangile qui est celui de Matthieu. Il faut savoir que Matthieu il écrit  dans les années 80-90. Probablement dans la région de la Syrie et il va s’adresser à des juifs. Donc tu vois déjà si on parle de 80-90 après J.-C en sachant que Jésus est probablement né autour de l’an zéro, donc entre -8 avant J.-C et 4 après J.-C. Cela veut dire que s’il est mort vers l’âge de 30 ans, ce qu’on sait à peu près, donc cela veut dire qu’entre l’an 30, on va dire et l’an 80, tu vois bien qu’il y a 50 ans. 50 ans où la seule manière dont on se transmet cette histoire, c’est par l’oralité. Donc c’est normal qu’il y ait cette distance dans le temps
et puis qu’il y ait bien sûr cette fabrication que va faire l’humain de se raconter des histoires et puis d’en ajouter, d’en entendre d’autres, etc. Toujours pour essayer de nous dire qui est Jésus, qui est Dieu.

Et donc Matthieu il va raconter cette naissance qui a lieu à Bethléem, qui est ce petit village au cœur d’Israël, parce que Bethléem aussi, c’est intéressant de le relier à l’histoire de David pour les juifs, parce que c’est là que doit naître le Messie, le sauveur d’Israël qui encore une fois ne va pas être un sauveur politique. Jésus n’est pas un sauveur politique, Jésus est un sauveur de l’âme. Jésus est un sauveur du cœur. C’est-à-dire qu’il va révéler que c’est l’amour qui nous sauve dans notre vie
et pas le dogme, la morale ou l’institutionnel, ou le politique. Ce n’est pas cela qui sauve la vie d’un humain c’est l’amour. Et on aura justement tout ce récit autour de cette figure que Marie et Joseph vont devoir fuir Bethléem parce que eh bien, Hérode, qui est roi à l’époqueva être jaloux, en fait, quand il va apprendre quand les Rois mages débarquent et puis qu’on lui dit: «on cherche un nouveau roi», et puis que lui se dit: «mais attend, comment ça il y a un nouveau roi? C’est moi le roi.» Et donc il va faire ce terrible récit dont les récits de Noël, il va décider de tuer tous les nouveaux-nés jusqu’à l’âge de trois ans qui sont nés dans la période où Jésus est né. Donc on a cette histoire-là qui justement vient dire quelque chose du fait que Dieu ne se révèle pas de manière toute puissante dans l’image d’un roi, mais bien d’un petit bébé qui doit se réfugier dans un autre pays.

Et cela, ça peut aussi rejoindre notre cœur, aujourd’hui de toutes ces réalités qui sont aussi vécues par tous ces enfants notamment par exemple qui sont des enfants réfugiés. Tu vois, par exemple, là cela vient nous interpeller là-dessus. Et puis l’autre récit, c’est le récit de l’Évangile de Luc et lui aussi, il écrit entre les années 80 et les années 100. Et lui tu vois, il va raconter toute une autre approche. Il va parler d’Élisabeth et de Zacharie qui sont un vieux couple de prêtres et qui ne peuvent pas avoir d’enfant alors. Ils vont tout d’un coup rencontrer un ange, le fameux ange Gabriel, qui va annoncer à Marie qu’elle va avoir un bébé. Et puis il y aura la naissance de Jésus dans l’étable avec les bergers. Donc tu vois, il y a vraiment d’un côté le récit avec les bergers et puis de l’autre tu as le récit des Rois mages. Et tu vois bien que dans une crèche aujourd’hui, quand tu vas acheter une crèche à Noël, si tu en fait une chez toi, eh bien il y aura tout cela qui sera mélangé.

Donc on voit que le récit évolue aussi au fil du temps et dans l’imaginaire des personnes. Moi j’avais envie de te partager cela aujourd’hui. Te donner un peu quelques informations pour peut-être comprendre que, oui, ces récits ne sont pas historiques
au sens vraiment du terme. Mais ce sont des récits qui ont quelque chose à nous raconter qui sont une invitation à entrer
dans cette histoire de Dieu qui n’est pas une histoire toute puissante et déconnectée du réel. Non, qui est une histoire qui s’incarne dans notre vie. Et que ces récits on peut simplement les lire comme tous les récits de la Bible d’ailleurs. Moi je me pose toujours ces deux questions: quand je lis un récit de Noël par exemple, je me dis: «voilà, qu’est-ce qui me touche et qu’est-ce que ce récit est en train de me raconter sur Dieu qui sort de peut-être mes attentes et de l’image que je peux avoir de Dieu?»

Alors j’aimerais savoir, toi, quand tu lis ces récits de Noël justement, qu’est-ce qui te touche au-delà de cette vérité historique mais d’une vérité du cœur. Voilà, je me réjouis de lire tes commentaires, peut-être au bas de cette vidéo de la même manière tu trouveras comme d’habitude, eh bien les informations si tu as envie de recevoir la lettre privée dans le cercle privé tous les mardis, tu peux t’inscrire. Tu peux t’inscrire aussi maintenant au groupe Telegram. Tu auras le lien dessous pour être encouragé·e chaque jour partager un petit peu ce que je découvre dans ma propre foi et dans ma propre vie. Et puis on se retrouve eh bien pour une prochaine vidéoJe me réjouis de te lire et de te retrouver très bientôt.

Si l’article t’as plue, tu es libre de le partager 😉

Click here to subscribe
Carolina Costa

Je suis théologienne, formée à l’Université de Genève, à la faculté autonome de Théologie Protestante (master UNIGE).

J’y ai acquis des compétences historico-critiques et appris le grec et l’hébreu, ce qui me permet de pratiquer mes propres traductions plus contemporaines et accessibles.

J’incarne une théologie réformée progressiste, inclusive, existentielle et joyeuse, en me servant de différents supports comme la vidéo, pour déployer mon énergie et l’Amour contagieux du Christ.

J’écris des livres sur les grandes étapes de la vie et je diffuse chaque semaine des vidéos brèves sur la foi sur les réseaux sociaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.