Carolina Costa

C’EST QUOI LA FOI ?

Aujourd’hui, j’aimerai vous parler de LA FOI. Qu’est-ce que la foi? Peut-on la perdre et la retrouver? Que signifie ce mot? Faut-il adhérer à des dogmes? A Jésus? Que faut-il croire? Faut-il croire? Le salut? Quelle place pour le doute? Tou.te.s agnostiques? Qu’est-ce que la conversion? Science et foi?

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Qu’est-ce que la foi en Dieu ?

Le débat sur la foi en Dieu peut se révéler souvent très clivant. En effet, à première vue on a d’un côté les personnes qui croient en Dieu (croyantes) et de l’autre celles qui ne croient pas en Dieu (athées). Cette manière d’aborder la question de la foi est sans doute simpliste car elle demande un approfondissement.

Car qu’est-ce qui se cache derrière les mots ? Qui est Dieu ? En quel Dieu est-ce que je crois ou ne crois pas ? Jésus ? La foi ? Nous serions surpris par la diversité d’interprétations au sein d’une même communauté parfois.

Chaque personne croyante ou non croyante va ainsi dire en ses propres termes ce qu’est la foi en Dieu pour elle et forcément raconter un morceau de vie. Les débats autour de la foi seraient ainsi moins clivant et fermé, mais laisseraient place à la libération de la parole et à une écoute plus attentive des différents points de vue sur le sujet.

C’est une expérience passionnante qui ouvre un champ infini d’interprétations. Car qui peut dire avec une certitude absolue qui est Dieu ? Jésus ? La foi ? Cheminer avec d’autres sur ces questions nous permet en réalité de justement faire une expérience de Dieu, une expérience de partage, d’amour, de foi et de confiance.

La foi et confiance en Dieu

La question de la foi est donc plutôt une invitation à échanger autour d’une conversation amicale et riche pour devenir une occasion d’élargir nos horizons et de découvrir l’infinie grandeur de Dieu.

Il y a une autre facette de la foi qui m’intéresse particulièrement selon la Bible qui renvoie à la notion de confiance en Dieu. En effet, le mot Foi peut aussi être traduit par le mot confiance que ce soit en grec ou en latin dans le texte original.

Aussi on se rend compte lorsqu’on parcourt les Evangiles, que souvent lorsque Jésus rencontre les personnes et qu’elles lui demandent de faire quelque chose pour elles, en retour il leur demande: Est-ce que tu as la foi? selon les traductions habituelles.

Or, si nous choisissons la traduction par le mot confiance nous pourrions alors entendre: Est-ce que tu as confiance? ou Est-ce que tu me fais confiance?; Autrement dit encore, as-tu suffisamment de confiance en toi, en moi, en la vie, en Dieu pour recevoir ce que tu demandes? Une parole que je vais te dire. Un geste d’Amour, de guérison, de paix ou de réconciliation que je suis prêt à t’offrir?

La foi est dans ce sens pour moi une forme de lâcher prise et d’ouverture du cœur pour recevoir les bénédictions de Dieu.

La foi en Dieu dans les épreuves

C’est donc aussi une posture intérieure de vie. Par exemple: comment est-ce que je me situe face à la vie, à ce qui arrive? Est-ce que je suis habité.e par la confiance ou par la peur? L’inquiétude? Le stress?

Notre histoire de vie va en effet conditionner cette posture selon ce que j’ai vécu. Car toute vie humaine est faite d’obstacles, de difficultés d’épreuves. Concernant les personnes qui disent avoir perdu la foi, souvent si on creuse un peu, on découvre très souvent des histoires dramatiques, comme si soudain la confiance s’était rompue. Un décès, une maladie, un accident…

Et pourtant, quelque chose en nous demande, appelle à faire confiance à plus grand que soi. Aussi, lorsqu’une personne parle avec nostalgie de cette foi perdue, c’est bien qu’elle est toujours là présente en demande de retour. Car une vie vécue dans la confiance est une vie vécue pleinement dans toutes ses dimensions.

Oui je suis d’accord de tout prendre, de tout vivre car je sais que malgré tout Dieu m’accompagne, m’aime et m’entoure de Sa tendresse et de Sa bénédiction.

Perdre la foi ?

Perdre la foi est-ce normal ? Est-ce grave ? Pourquoi cela arrive-t-il ?

Un pasteur français Wilfred Monod écrit : « Quand les gens me disent qu’ils ont perdu la foi je me demande, mais qu’avez-vous fait pour la retrouver ?»

Mais retrouver quoi en réalité ? Un contenu ? Des croyances ? Des convictions ? Dieu ? La religion ? La confiance ? L’espérance ?

Il faut donc commencer par prendre le temps de s’interroger sur la nature de cette foi perdue, car chaque personne va mettre un mot ou un contenu derrière et nous pourrions être surpris de ce que nous pourrions y découvrir.  

Qu’est-ce que j’ai le sentiment d’avoir perdu ? Cette étape est importante dans le processus, car une fois qu’on s’est rendu compte de ce qui se cache derrière le mot foi pour nous, qu’on peut alors se mettre en route pour la retrouver. Ne faut-il pas savoir d’abord ce qu’on recherche ?

Qui a perdu la foi ?

Cette expérience peut arriver à n’importe qui et à n’importe quel âge de la vie, car il s’agit d’une expérience humaine fondamentale.

Nous sommes toutes et tous un jour confrontés au doute, au questionnement, à la remise en question de ce que nous savons, croyons, croyons savoir ou avons appris. Cela nous arrivera peut-être lors d’une épreuve tragique dans notre vie qui viendra chambouler nos repères et nos croyances. Pourquoi ?

La question est un moteur dans la foi. Elle nous met en mouvement et la vie est mouvement. La mort serait justement de resté figé et bloqué dans des sentiments inconfortables ou désagréables qui nous font perdre le goût des choses, le goût de vivre.

Perdre la foi définition ?

Théodore Monod, un grand scientifique naturaliste chrétien, écrivait que « Le véritable athéisme c’est la résignation. »

Comme évoqué un peu plus haut, perdre la foi peut signifier plusieurs choses selon chaque personne. Cela peut être associé à perdre la pratique dans une religion, perdre la foi en Dieu, perdre la confiance en l’humanité, perdre confiance tout court.

On sent bien qu’il ne s’agit pas d’un bien matériel ou d’une possession mais que cela concerne nos élans de vie. La foi n’est alors plus tant du domaine du contenu qu’un mouvement, une posture de vie, une manière d’être au monde.

Un autre aspect autour de la notion de « perdre la foi » c’est justement de mettre des mots sur les sentiments qui l’accompagnent. Est-ce de la nostalgie ? De l’amertume ? De la tristesse ? Du désespoir ? Ou de l’indifférence ? Comme le suggère Théodore Monod.

Alors, se mettre en route pour retrouver la foi nous engage sur un nouveau chemin pour découvrir certainement un nouveau sens au mot foi et probablement aussi à Dieu.

Perdre la foi en Dieu ?

Lorsqu’une personne affirme : « Moi, je ne crois pas en Dieu. » le pasteur Wilfred Monod répond : « Parle-moi un peu de ce Dieu auquel tu ne crois pas, car il se pourrait que moi aussi, je ne crois pas du tout en ce Dieu là. »

Prendre le temps de mettre des mots sur ce Dieu auquel je croyais peut-être et que j’ai le sentiment d’avoir perdu. Dieu ne devrait-il pas être omnipotent, tout puissant ? Alors pourquoi autant de mal et de méchanceté sur la terre ? Dieu ne devrait-il pas être de toute bonté ? Alors pourquoi laisse-t-il cet enfant être maltraité et violenté sur la terre ?

Mais si Dieu n’est pas ce Dieu alors qui est Dieu ?

Et si je me demandais comment est-ce que je sais ce que je sais ? Comment je crois ce que je crois ? D’où venaient mes croyances ? D’où venait mon image de Dieu ? Ces questions et cette expérience sont précieuses sur un chemin de foi car elles peuvent devenir une occasion de croissance et d’élargissement du monde connu jusqu’ici. Nous ouvrir à plus grand et plus profond que ce que nous avions peut-être imaginé. Plus solide, plus fiable aussi.

L’Evangile est parsemé de ces questions, de ces pourquoi et de ces doutes. Jésus nous invite à cheminer, à marcher avec ces questions à ses côtés, tout en déplaçant notre regard pour nous ouvrir à un Autre Dieu. Un Dieu tout puissant certes mais d’Amour. Parce qu’un Dieu qui nous aime infiniment, ne pourrait se placer dans une position de despote tout puissant et anéantir ainsi notre liberté d’être et de vivre. Ce serait contraire à l’Amour qui est toujours profondément libre.

Alors voilà, si tu t’interroges sur ta foi, j’aimerai vraiment t’inviter à explorer cette question. Et peut-être de découvrir cette présence que j’appelle Dieu, cette Présence d’Amour qui nous entoure, nous traverse, nourrit notre cœur et qui contient tout. C’est en ce Dieu de tout Amour dans lequel, moi en tout cas, je me confie à la suite du Christ qui me montre la voie.

Es-tu prêt.e à échanger avec moi sur ta foi? Je me demande quelle est ton expérience? Qu’est-ce que toi, tu mets derrière ce mot? On en discute ci-dessous?

Dans la bénédiction du Dieu de tout Amour

Carolina COSTA

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Carolina Costa

Je suis théologienne, formée à l’Université de Genève, à la faculté autonome de Théologie Protestante (master UNIGE).

J’y ai acquis des compétences historico-critiques et appris le grec et l’hébreu, ce qui me permet de pratiquer mes propres traductions plus contemporaines et accessibles.

J’incarne une théologie réformée progressiste, inclusive, existentielle et joyeuse, en me servant de différents supports comme la vidéo, pour déployer mon énergie et l’Amour contagieux du Christ.

J’écris des livres sur les grandes étapes de la vie et je diffuse chaque semaine des vidéos brèves sur la foi sur les réseaux sociaux.

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