Unité chrétienne ensemble?

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Aujourd’hui, j’aimerai vous parler DE L’EXISTENCE DE DIEU

Approfondis et développe ta spiritualité, en découvrant le parcours du vidéo-livre

TRANSCRIPTION

Salut à toi, je m’appelle Carolina Costa. Je suis auteure, théologienne, pasteure réformée. Et aujourd’hui, je me demande: Est-ce que Dieu reçoit toutes les prières de tous les croyants de la Terre? C’est juste après le générique.

Bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Je te rappelle que tu trouveras juste une petite cloche ici en bas si tu souhaites recevoir
les notifications pour les prochaines vidéos. Je lance aussi une lettre chaque semaine qui s’appelle la lettre dans le cercle privé pour t’accompagner dans ton chemin de foi. Et puis, si tu es encore plus gourmande ou gourmand, eh bien j’ai Telegram, tous les jours quelques minutes de podcasts pour t’encourager et partager ce chemin de foi ensemble.

Aujourd’hui, c’est la semaine, peut-être tu le sais, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Et je me suis posé cette question qui peut paraître un peu stupide peut-être pour certains et pourtant c’est une vraie question qu’on doit se poser: est-ce que Dieu reçoit toutes nos prières? Pourquoi poser la question? Parce que, eh bien, il y a une diversité de chrétiens dans le monde, énorme. Il y a aussi, bien sûr,  une diversité de croyance, d’autres religions dans le monde. Alors, est-ce que cela voudrait dire… Parce que cela peut être des vrais débats théologiques de savoir: est-ce que Dieu accueille et reçoit les prières de tous les chrétiens quelle que soit leur dénomination? Je trouve que cette question est intéressante par ce biais-là.

Mais j’aimerais juste m’arrêter d’abord quelques minutes pour parler de cette semaine de l’unité des chrétiens. Parce qu’elle est très intéressante. Elle est née en 1908, par l’impulsion d’un homme qui était un ministre épiscopalien qui s’est converti au
catholicisme et qui envisageait de vivre une semaine d’unité autour du siège romain. C’est pour cela qu’en fait, la semaine se passe toujours du 18 au 25 janvier, de chaque année, depuis 1908. Au départ, c’est le 18 janvier parce que c’est la fête de ce qu’on appelle la chaire de Saint-Pierre de Rome. Donc autour de la figure de Pierre comme étant le premier à avoir institutionnalisé l’église, si on peut le dire comme cela. Et puis le 25 janvier, c’est la fête de la conversion de Paul qui est l’autre personnage évidemment très important dans l’histoire du christianisme. Je ferai d’ailleurs une vidéo là-dessus, parce qu’il y a beaucoup à dire aussi sur Paul. Et puis, donc en 1908, c’est vraiment une fête, une semaine de prière exclusivement catholique, donc vraiment pour unifier tous les catholiques du monde autour de Rome pendant cette période-là.

Et puis en 1935, il va y avoir l’impulsion d’un autre homme qui s’appelle l’abbé Paul Couturier, qui lui, petit à petit, va l’élargir à tous les baptisés chrétiens. Les catholiques, les orthodoxes, les anglicans, les réformés. Avec un objectif qui n’a pas bougé depuis les années 30 et qui veut que, l’unité que Dieu voudra, par les moyens qu’il voudra. Parce qu’évidemment, les chrétiens
sont confrontés depuis l’origine. Et cela, c’est quelque chose que souvent on oublie. Parce que, peut-être tu le sais, le mot «catholique» signifie «universel». Parce qu’au départ, eh bien il y avait cette idée qu’il y avait un seul christianisme. Mais, là encore, il serait faux de parler de christianisme. Parce que déjà du temps de Jésus, Jésus était entouré d’hommes et de femmes assez différents, mais qui baignaient au sein du judaïsme. Rappelons-nous toujours, pour moi, c’est tellement fondamental de le rappeler, c’est que Jésus était juif. Donc Jésus est de culture juive, c’est son environnement, c’est sa religion, c’est là dedans qu’il évolue. Et tous ces principes, toutes ces citations, si je puis dire, lui-même, lit en permanence
et cite en permanence la Bible. Le: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même.» est biblique, c’est dans la Bible hébraïque. Ce n’est pas une invention de Jésus. C’est vraiment lui simplement qui va dire: cela, c’est le centre, le résumé de tout le reste.
C’est cela qui est original et nouveau chez Jésus.

Et donc, Jésus lui-même au départ est plutôt une sorte de réformateur qu’un chrétien. Jésus n’a jamais été chrétien. On devient chrétien, et le mot «chrétien» va se fabriquer au début du christianisme, parce qu’au cours des premières années
après la mort de Jésus, les premiers adeptes vont s’interroger sur cette mort. Parce que cette mort était inattendue, elle n’était pas prévue, j’ai envie de dire. Les premiers adeptes de Jésus ne s’attendaient pas à cela. Ils avaient d’autres visions,
d’autres perspectives. Et, en fait, au début, on va petit à petit, les premiers adeptes vont être associés à celui qu’on va appeler le Christ. Parce qu’on va faire de la théologie en fait. C’est-à-dire, qu’on va commencer à construire un récit autour de la figure de Jésus. Et on va commencer, de l’extérieur à dire: eux, ce sont les adeptes de celui qu’on appelle le Christ. Et ce mot «Christ» va se dériver en «chrétien». Mais ce n’est pas du tout dans les premières années. C’est vraiment quelque chose qui va venir petit à petit. Et ce qui est très intéressant, ce que les chercheurs sont en train de plus en plus mettre à jour, c’est que les premiers chrétiens eux-mêmes étaient très différents. C’est-à-dire qu’il y avait plusieurs courants. On sait aujourd’hui qu’il y avait le courant justement de Pierre. Pierre étant un des disciples de Jésus et donc on a un peu le courant de Pierre. Pierre étant justement aussi dans le côté hébreu. C’est-à-dire que vraiment ce sont des juifs qui sont… donc juifs, et donc ils vont
commencer à propager cette parole au sein du judaïsme de l’époque.

Mais on va avoir aussi tout un courant qui est peut-être moins connu par le grand public, mais c’est le courant de la famille de Jésus autour de son frère, qui s’appelle Jacques. Et donc eux-mêmes vont être porteurs d’un courant. Et puis il y a aussi le courant qui va venir ensuite de Paul, assez vite quand même. Et Paul est plutôt de culture grecque. Et d’ailleurs, il va y avoir tout un débat dans les premiers temps, juste après la mort de Jésus, entre ce qu’on avait appelé les hébreux et les hellénistes, c’est-à-dire, ceux de culture grecque. Et déjà eux, entre eux, ils vont essayer de se mettre d’accord sur les pratiques. Typiquement, est-ce qu’il faut être circoncis ou pas pour être chrétien? Vous voyez, donc en fait, ce qui me semble
tellement important de se rappeler, c’est que depuis le départ, il n’y a pas d’uniformité dans la suivance de Jésus. Et je pense que cela, c’est très important de le signaler, parce que cela dit, pour moi, deux choses importantes. C’est-à-dire, qu’il y a ce que le cœur nous dit, il y a la rencontre de notre cœur avec Jésus. C’est celui que moi j’ai vécue, par exemple, quand j’étais jeune.

C’est qu’en lisant les évangiles, il y a quelque chose qui a fait écho, qui a fait résonance avec la parole, l’enseignements de Jésus, qui m’a profondément touchée. Et là, il y a une relation personnelle avec le Christ. Et puis ensuite, il y a la pratique. Il se trouve que, bon moi, je suis dans une famille, déjà vous l’avez peut-être entendu, déjà mon père est catholique romain, ma mère est luthérienne et j’ai été baptisée dans l’église réformée. Je suis pasteure dans une église réformée. Mais moi, je me sens justement d’abord, si j’ai envie de dire, chrétienne. Parce que je suis déjà moi-même de multiples influences.Et donc, pour moi c’est tellement évident, ayant grandi là-dedans, qu’il n’y a pas de… comment dire? Les différences sont des différences culturelles, j’ai envie de dire. Des différences rituels. C’est: comment est-ce que je pratique ma foi? Et donc dans ces différences-là, moi je les vois comme une manière qui va correspondre à différentes populations. Je vais même vous dire, les danois luthériens ne pratiquent certainement pas tout à fait de la même manière que luthériens américains. Les catholiques d’Amérique latine ont certainement certaines traditions un peu différentes que des catholiques du nord de la Lituanie. Donc, pour juste déjà se rendre compte qu’en fait depuis toujours, depuis les premiers chrétiens, il y a de la diversité.

Et donc, s’il y a de la diversité, pour moi, c’est simplement aussi la reconnaissance, la beauté du fait que justement, Dieu
est bien conscient du fait que nous sommes des humains différents. Nous avons des besoins différents. Mais ce qui est essentiel, et c’est là qu’on y revient et c’est cela que je trouve très beau dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.
Et pourquoi je posais cette question au départ: est-ce que Dieu accueille toutes les prières? Parce que, juste si tu prends  cette image de mettre un anglican, un luthérien, un évangélique, un charismatique, un catholique, un orthodoxe, que tu mets toutes ces personnes sous une même chapelle, si je puis dire ou même, sous le ciel étoilé et que chacun, on les invite à prier
dans le secret de leur cœur et dans le silence… qu’est-ce qui va se passer? Dans ce silence, il y a une communion. Parce que tous, on a le regard tourné soit vers le ciel, soit vers l’intérieur. Tous, nous avons le regard tourné vers Dieu. Et n’est-ce pas là tout ce qui compte, j’ai envie de dire?

Donc il n’y a pas une prière orthodoxe qui serait plus valable qu’une prière catholique ou qu’une prière réformée ou luthérienne. Non. Chaque prière va être un élan du cœur d’un humain vers son créateur, sa créatrice. Alors dans cette semaine de l’unité, eh bien, je t’invite à la vivre, à essayer de la goûter peut-être cette semaine. Elle se vit de multiples manières, mais toujours avec une unité. Il y a un groupe chaque année qui va travailler sur une proposition d’un livret. Et j’ai découvert avec surprise et bonheur que cette semaine 2021 est portée par la communauté des sœurs de Grandchamp en Suisse, à Neuchâtel, que je connais puisqu’en fait, j’ai aussi eu l’occasion d’aller chez ses sœurs. Et c’est une communauté œcuménique, donc, il y a des sœurs de différentes confessions justement chrétiennes et aussi de différents pays. Donc elles ont aussi ce challenge de vivre leur foi en différentes langues. Et elles sont, elles, le témoignage à la suite des frères de Taizé aussi d’ailleurs, puisqu’elles sont associées à cette communauté. Elles essaient de vivre de cette réconciliation, de trouver l’unité au sein de leur diversité. Alors, voilà, j’aimerais te souhaiter cette semaine, eh bien, peut-être de t’intéresser à ce mouvement à cette semaine de prière pour l’unité et à prier pour qu’il y ait peut-être plus d’unité qu’on cherche plus l’unité entre chrétiens, que ce qui nous différencie.

Voilà, écoute, je me réjouis de recevoir tes commentaires et tes expériences, peut-être œcuméniques aussi, au bas de cette vidéo. Et de te retrouver prochainement pour de nouvelles vidéos. Bien sûr, tu peux, je te le rappelle t’abonner à la lettre privée chaque semaine donc au bas de cette vidéo, ainsi que bien sûr, le Telegram où je t’encourage et je partage avec toi chaque jour. À très bientôt pour la suite.

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Carolina Costa

Je suis théologienne, formée à l’Université de Genève, à la faculté autonome de Théologie Protestante (master UNIGE).

J’y ai acquis des compétences historico-critiques et appris le grec et l’hébreu, ce qui me permet de pratiquer mes propres traductions plus contemporaines et accessibles.

J’incarne une théologie réformée progressiste, inclusive, existentielle et joyeuse, en me servant de différents supports comme la vidéo, pour déployer mon énergie et l’Amour contagieux du Christ.

J’écris des livres sur les grandes étapes de la vie et je diffuse chaque semaine des vidéos brèves sur la foi sur les réseaux sociaux.

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