SOCIéTé INCLUSIVE

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Aujourd’hui, j’aimerai vous parler COMMENT FAIRE QUAND DIEU NE ME PARLE PLUS ET NE RÉPOND PLUS A MES PRIÈRES ?

Approfondis et développe ta spiritualité, en découvrant le parcours du vidéo-livre

TRANSCRIPTION

Salut à toi ! C’est Carolina Costa, je suis de retour ! L’auteure, théologienne inclusive et pasteure réformée qui vient à ta rencontre. Et aujourd’hui j’ai envie de parler un peu de: c’est quoi une société inclusive dans cette période de COVID et de tempête ? Juste après le générique. Alors, bienvenue dans cette nouvelle vidéo. Avant de nous lancer, la petite cloche ici que je te rappelle si tu as envie de recevoir les notifications pour les prochaines vidéos. Et si tu as envie de rejoindre le cercle privé avec la lettre hebdomadaire que je rédige et que tu reçois tous les mardis matin à 9h00 dans ta boite post… pas boite
postale, mais ta boite mail évidemment.

Alors aujourd’hui, j’ai envie de te parler un petit peu de ce que ce pourrait être, à quoi ressemble une société inclusive. Qu’est-ce qui nous arrive en ce moment ? Le COVID où il y a tellement de tension, on l’a vu, masques, anti-masques, etc. qui règne.
Parce que nous sommes un peu, on pourrait le dire, comme embarqués dans une espèce de grosse tempête. On en voit de tous les côtés. Il y a le problème climatique, une crise économique sans précédent qui nous attend à l’horizon en 2021. On voit donc les inégalités qui sont croissantes. Et puis on a cette pandémie qui est arrivé au milieu de tout cela, qui a un peu provoqué, accentué ces crises-là. Et on est là tous embarqués dans ce même gros problème. Et j’aime bien nous rappeler que finalement, même si ce n’est pas forcément pour nous donner plus, disons, de calme et de sérénité.

Mais c’est vrai qu’il faut quand même se souvenir que ce genre de crise n’est pas nouveaudans l’histoire de l’humanité évidemment.Il y a des centaines d’années, on avaitnaussi des crises parfois même mondiales. On a eu des cas de famine dans des grands pays. Je pense à la Chine par exemple ou des cas de pandémie aussi évidemment. Les inégalités ont toujours existé malheureusement. Donc en fait cette situation de grosse tension mondiale, eh bien c’est quelque chose qui existe depuis que l’humain existe quasiment, on pourrait le dire aussi de cette manière-là. Mais qu’est ce qui a changé ? Qu’est-ce qui est un peu particulier pour notre époque ? Je crois que c’est la conscience globale. C’est-à-dire qu’aujourd’hui nous avons un niveau de connaissance déjà beaucoup plus fort, que bien sûr précédemment, nous avons réussi à pallier un certain nombre de choses. On a des progrès scientifiques, on arrive beaucoup mieux à maîtriser. Il y a beaucoup moins de guerre, etc. Et puis aussi, nous avons un accès beaucoup plus spontané et rapide en fait à des informations dans le monde entier. Donc, ce qu’on se rend compte aussi aujourd’hui, ce que le COVID a un petit peu mis en évidence, c’est que, eh bien quelque chose, tout d’un coup, une pandémie eh bien c’est cela, « pandémie » c’est le monde entier, quelque chose de tout minuscule pouvait mettre en branle toute la population mondiale. Et nous rendre toutes et tous, au même niveau d’une certaine manière, même si bien sûr on n’a pas les mêmes niveaux, pour faire face à cette pandémie selon les pays. On est tous bien d’accord là-dessus.

Mais ce que je veux dire par là c’est que tout d’un coup cette maladie nous a rendu toutes et tous vulnérables. Elle nous a… elle peut toucher absolument tout le monde sur la Terre. Et puis aussi quel que soit l’âge, même si on a vu évidemment et cela c’était le signal aussi de quelque chose qui est en train de bousculer un peu les codes de notre société, c’est qu’on a vu aussi tout d’un coup que la société devait aussi s’arrêter et prendre en compte le fait que nous allions protéger une partie de la population plus vulnérable à cette maladie inconnue. Je le rappelle, en tout cas une maladie qu’on ne maîtrise pas du tout ou très peu pour l’instant et que donc nous devions faire attention aux plus fragiles et aux plus vulnérables à cette maladie et parfois on ne sait pas qui peut être potentiellement le plus vulnérable ou le plus fragile même si on a vu que c’était plutôt les personnes âgées et les personnes avec un système immunitaire faible. Donc cela veut dire aussi que cela a révélé quelque chose de notre société qui finalement se vit beaucoup dans une forme de… comment dire ? C’est comme si en fait beaucoup de gens se sont habitués en fait, au fait que les médecins, le recherche, les progrès scientifiques sont tellement élaborés qu’on se dit: mais attends, une pandémie, cela devrait être réglé très facilement.

Cela, c’est typiquement quelque chose dont un auteur que j’aime beaucoup qui s’appelle, peut-être vous le connaissez, je le prends là, c’est Yuval Noah Harari, qui a écrit « Homo sapiens ». Peut-être vous le connaissez, qui est un excellent ouvrage que je vous recommande. Et le livre d’après qui s’appelle « Homo deus » et qui est une espèce de proposition, un essai, sur ce qui peut potentiellement attendre l’être humain dans les prochaines années. Alors c’est assez déroutant, parce que le livre a été écrit en 2015. Et en 2015, dans les premières pages de son livre, eh bien Yuval Noah Harari écrit quand même qu’une des choses potentielle qui pourra se produire ce sera précisément une nouvelle pandémie et que quand cela va arriver cette pandémie, eh bien, comme il écrit là: « Nous n’y verrons non pas une catastrophe naturelle inévitable… » C’est-à-dire qu’on ne peut pas  maîtriser non plus la nature en fait, même si bien sûr c’est induit par le fait qu’on a traité mal ses animaux sauvages, etc. Mais enfin il y a quand même quelque chose qui nous échappe. Donc il dit : «Nous n’y verrons pas une catastrophe naturelle inévitable, mais nous y verrons un échec humain inexcusable et nous réclamerons la tête des responsables.» Et il dit: «Parce que cette critique suppose que l’humanité possède les connaissances et les outils nécessaires pour prévenir les épidémies.»

C’est une illustration sur cette société qu’on est en train de construire et qui présumerait du fait que nous devons tout maîtriser et tout contrôler. Et ce COVID nous a mis devant le fait que non, en fait ce n’était pas possible de tout contrôler, de tout maîtriser. Que non, les médecins et les chercheurs sont vraiment à l’heure actuelle en train d’essayer de trouver des remèdes, de trouver des solutions. Et que donc cela prend du temps. Et du coup c’est venu se glisser tout cela dans une société qui en même temps avait déjà des inégalités, n’allait déjà pas très bien. Les gens avaient déjà de moins en moins confiance dans les systèmes de l’État, dans le système qui nous conduit, les institutions politiques, qui sont bien sûr imparfaites, les lobbys pharmaceutiques c’est vrai, il y a beaucoup de choses à discuter. Mais c’est venu tellement mettre en branle quelque chose qui était déjà là: c’est le manque de confiance.

Et nous sommes là dans un moment assez charnière puisque nous sentons bien que notre société, avec ce que je disais tout à l’heure, le réchauffement climatique, la crise économique et maintenant cette maladie qui vient en fait nous mettre devant une vraie question. Au fond, c’est quelle société nous voulons demain ? Alors il y a bien sûr plein de gens qui se lèvent, qui s’insurgent maintenant. Et puis il y a plein de documentaires qui sont en train de sortir maintenant sur ces personnes qui disent: « Nous sommes menés par des grands lobbys, par des gens qui nous voudraient du mal » etc. Non. Nous sommes menés par des hommes et des femmes. Chacun peut avoir des opinions différentes, mais moi, la question que nous pose la société actuellement c’est: Quels sont vos besoins ?

Nous avons tous peur, beaucoup de gens paniquent. Donc, vous savez tous comme moi que quand on est sur un bateau et que tout le monde panique et que plus personne n’écoute le capitaine à bord, ni les marins qui sont quand même censés être spécialistes de la navigation pour nous aider. On court à la catastrophe, on court à des guerres civiles, n’ayons pas peur du mot, on court en tout cas à beaucoup de frictions, de conflits et moi, cela m’inquiète, voilà. Donc j’avais envie de vous partager cela aujourd’hui. Parce que j’aimerais voir: et toi qu’est-ce que tu penses ? Est-ce que c’est possible de construire une société des gens avec qui on n’est pas forcément d’accord, mais on arrive à se mettre d’accord sur ce qu’on veut ? Et moi, dans cette société-là, la société dans laquelle je crois, le rêve que je fais, c’est qu’on puisse déjà juste se reconnaître comme chacune et chacun ayant la même place sur Terre. Nous sommes tous des humains égaux, en tout cas nous devons avoir une équité les uns avec les autres. Nous sommes tous vulnérables face à la mort, face à la maladie, face aux choses qui nous dépassent.

Nous avons aussi vu dans cette crise du COVID, que nous sommes interdépendants. Nous avons besoin des uns et des autres et nous avons particulièrement besoin des personnes qui sont souvent mises à l’écart ou qui sont dévalorisées. Nous l’avons vu toute la… Le confinement nous a révélé cela et je n’aimerais pas que l’on oublie aujourd’hui. On a constaté que les éboueurs, les facteurs les pharmaciens, les pharmaciennes, les médecins, les infirmières, les caissières, toutes ces personnes qui sont injustement traitées encore aujourd’hui, sont les personnes qui soutiennent la société. Et donc, quand on dit aujourd’hui qu’on aimerait une société ajustée, équitable et libre, eh bien j’aimerais nous inviter à nous souvenir que cette liberté elle repose aussi sur la reconnaissance de cette interdépendance. La reconnaissance que nous vivons ensemble. Jeunes, vieux, enfants, nous avons besoin des uns, des autres.

Et que j’avais envie de vous lire quand même cette chose-là. Parce que c’est quand même assez stupéfiant. Je vais terminer avec vous là-dessus. La constitution suisse commence en disant: «Au nom de Dieu tout puissant, le peuple et les cantons suisses conscients de leurs responsabilités envers la création…» Cela nous rappelle que nous sommes ces humains sur la Terre, tous frères et sœurs de la même planète. «… résolus à renouveler leur alliance pour renforcer la liberté, la démocratie l’interdépendance et la paix dans esprit de solidarité et d’ouverture au monde, déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité…». Je n’ai pas besoin de supprimer quelqu’un avec qui je ne suis pas d’accord pour exister. Nous pouvons vivre  ensemble les uns avec les autres. «… conscients des acquis communs et de leur devoir d’assumer leur responsabilité envers les générations futures… » Oui, parce qu’on devrait aussi se souvenir que nous sommes des êtres de passage et donc savoir ce que nous voulons construire pour nos enfants. Et moi, je veux un monde de paix et de justice pour mes enfants. Je ne veux pas qu’elles grandissent dans le fait que je doive… si je ne suis pas d’accord avec quelqu’un, je le supprime. Je ne voudrais pas qu’elles vivent là-dedans. «… sachant que seul est libre…» Écoutez cela: «… seul est libre celui, celle qui use de sa liberté et que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.»

Voilà, désolée, c’était une longue vidéo. Mais c’est simplement pour te partager que dans cette situation de crise, une société inclusive est pour moi cette société qui sait reconnaître que l’autre doit être porté par moi et moi par lui dans cet esprit de solidarité de sororité et de fraternité humaine.

Voilà, je me demande ce que tu en penses toi aussi. Et puis n’hésite pas à partager en dessous de cette vidéo et à retrouver tous les liens vers d’autres vidéos et d’autres projets que j’ai à cœur de partager et de porter avec vous.

À très bientôt pour une prochaine vidéo !

 

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