J'ai perdu la foi

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Aujourd’hui, j’aimerai vous parler DE PERDRE LA FOI

Approfondis et développe ta spiritualité, en découvrant le parcours du vidéo-livre

TRANSCRIPTION

Bonjour, bonsoir. Cela dépend à quelle heure tu vas regarder cette vidéo.
C’est Carolina Costa. Je suis auteure, théologique inclusive, queer et pasteure de l’Église réformée. Et j’ai envie de te parler aujourd’hui de ceux qui disent: «J’ai perdu la foi parce que vraiment dans l’Église ils font vraiment n’importe quoi.»
On en parle après le générique.

Je suis ravie de te retrouver dans cette nouvelle vidéo. Je te rappelle la petite cloche ici en bas. Pour faire quoi ? Pour recevoir les prochaines notifications, si tu as envie de les suivre. Et puis bien sûr, si tu as envie de rejoindre le cercle privé, ce sont des lettres que j’envoie chaque semaine pour contribuer à renforcer notre foi, notre spiritualité et surtout développer l’amour dans notre vie.

Alors justement, j’ai envie de parler un petit peu de cette thématique des personnes déçues. On pourrait les appeler comme cela, des personnes déçues de l’église et qui du coup ont renoncé à la foi. J’en ai rencontré en fait et j’en rencontre régulièrement dans des cercles privés ou bien durant mon ministère de travail. Parfois aussi quand j’accompagne des personnes à l’occasion de services funèbres où les gens se sont souvent éloignés de l’église et puis tout d’un coup dans
un moment un peu important comme celui-ci ou bien comme un mariage, eh bien les personnes reviennent quand même parfois vers l’église, retoquer à la porte pour demander un accompagnement. Et souvent j’ai droit à ce discours de:
«Vous savez moi, je ne suis pas pratiquant·e et de toute façon, je ne vais plus trop à l’église. J’ai été très déçu·e, j’ai été très blessé·e.»
Et vraiment j’entends toujours cela avec beaucoup de peine et beaucoup d’empathie et beaucoup de compréhension en fait.

Pourquoi ? Parce que moi, je suis aussi dans une église depuis très longtemps, j’y ai grandi. J’y ai vécu tellement de choses formidables que c’est pour cela que j’y suis pasteure. Cela, je tiens vraiment à le dire, et en même temps, je sais aussi que l’église c’est ma famille. Et comme dans toute famille,  eh bien il y a toujours des difficultés, il y a toujours des problèmes
des moments où on ne se comprend pas, des moments où on se blesse, où on se fait mal. C’est comme cela famille. Et aussi une très jolie phrase dans une famille: «Une famille, on ne la choisit pas.» Et c’est vrai que quand on rentre dans le cercle du Christ, j’ai envie de dire, c’est-à-dire l’église comme étant en fait cette école d’apprentis disciples, j’aime toujours bien cette notion d’«apprentis» justement. C’est une autre manière de traduire le mot «disciple» dans la Bible. Parce que cela remet un petit peu en perspective que les gens qui sont dans les églises sont des apprentis. Cela veut dire que justement, si on va à l’église, c’est parce qu’on a besoin d’apprendre.

Et je vois personnellement l’église comme une école. C’est-à-dire un lieu d’apprentissage et comme dans tout lieu d’apprentissage, on a tous vécu des moments de hauts et de bas dans les classes des fois, on a des bonnes notes, cela se passe bien, des fois on a des moins bonnes notes, des fois il y a des choses qu’on comprend super bien, des fois des choses qu’on ne comprend pas et puis bien sûr, il y a la cour de récréation où on peut se foutre sur la gueule avec nos camarades.

Eh bien oui! L’église n’est pas exempte de ce genre de situation. Ce qui est vraiment dommage et ce qui me fait évidemment de la peine, c’est quand les personnes ont vécu des choses vraiment trop fortes en fait, trop blessantes, trop violentes, parfois même au sein des églises. Je ne parle même pas ici des abus, vraiment d’abus même sexuels ou profonds que malheureusement des personnes et des religieux ou des religieuses dans les églises ont fait. Cela c’est un désastre sans nom.
En plus, quand on a des personnes qui sont justement comme on le dit, et ces personnes ont raison de le dire: «mais c’est quand même des gens qui doivent suivre le Christ et le Christ ce n’est pas du tout cela.» Elles ont évidemment raison, je ne peux que leur donner raison.

Et en même temps, moi je suis une pasteure et je peux te le dire, je suis aussi pas parfaite. J’ai certainement aussi,  même en tant que pasteure pu blesser des personnes, pu causer du tort. Parce que, voilà, je suis un être humain. Et que par conséquent, comme être humain, je suis comme toi, comme une personne qui n’est pas croyante. Chaque être humain est faillible. C’est-à-dire que quand bien même mon intention c’est vraiment de vivre l’Évangile, l’Évangile étant vraiment cet amour inconditionnel
qui se reçoit, qui se donne avec une ouverture du cœur, avec l’accueil de tous avec l’amour des ennemis, qui est au centre de la foi chrétienne, c’est ce que je développe aussi dans l’initiation à la foi chrétienne, le vidéo livre.

Donc c’est vraiment ce travail de l’amour agapè qui est un travail d’intériorité  qu’on peut faire au quotidien. Mais pour moi la première expérience et le premier apprentissage de la foi chrétienne c’est précisément de reconnaître que je suis un humain faillible. C’est-à-dire qu’il y a plein de fois où je rate. Je rate ma cible, c’est ce qu’on appelle le péché. Je rate ma cible qui est de vouloir aimer ou de vouloir propager l’amour. Et donc, dans les églises forcément, il n’y a que des humains. Et donc tous ces humains, à un moment ou à un autre, sont faillibles aussi dans cette mission que nous donne l’Évangile. Mais, j’ai envie de dire,
entre guillemets «bonne nouvelle» et c’est peut-être cela aussi la bonne nouvelle de l’Évangile. C’est que quand tu lis les Évangiles, quand tu lis l’histoire des apprentis disciples de Jésus, des hommes et des femmes en fait, tu vois quoi ?

Tu vois qu’ils ont tous des défauts. Ils ont des qualités mais ils ont aussi des défauts. Ils se prennent la tête pour savoir qui va être le meilleur. Ils rejettent les enfants, après ils disent: «Mais qu’est-ce que tu fais? Tu parles avec une femme, tu es malade ou quoi?» Ils disent cela à Jésus, etc. Tu vois, ils ont quand même des comportements, aussi, que peut-être, qu’en fait, si on s’était retrouvés nous-même, même à côté de Jésus de son vivant, même parmi les disciples, on aurait peut-être pu se dire aussi: «heureusement qu’il y a le maître parce que franchement, là quand je regarde les gens qui sont autour de lui, franchement, je ne sais pas cela ne donne pas forcément envie, tu vois.» C’est un petit peu la même chose.

Donc, à vous, à toi, si tu es un déçu de l’église, ce que j’espère, et ce que j’ai à cœur de faire aussi dans tout ce ministère
que ce soit sur le web, sur le terrain ou autre, c’est vraiment d’essayer de te réconcilier, peut-être pas avec l’église, ce n’est peut-être pas, cela dans mes cordes, mais j’aimerais au moins que tu puisses savoir que si, en fait, tu peux faire, cette distinction entre l’église et la foi chrétienne, entre l’église et le Christ. C’est une très bonne nouvelle. Parce que cela veut dire que tu as senti précisément l’intensité, la force, la puissance de l’amour du Christ, qui est justement qui dépasse largement l’église et qui dépasse largement les humains. Et cela, c’est au moins cela que j’aurais envie de te… comment dire? De t’offrir, de te permettre de retoucher en fait. C’est de te dire, voilà, ce truc-là, cet amour-là de ce Jésus tu peux le garder. Tu n’as pas besoin d’aller à l’église pour en vivre. C’est vraiment quelque chose que tu peux laisser grandir dans ta vie et donc l’église ne peux pas te faire perdre la foi si tu comprends que la foi c’est cette confiance que tu as ressenti à la lecture de l’Évangile peut-être et à la rencontre avec ce Jésus de Nazareth, cet homme extraordinaire qu’on appelle le Christ et qui est l’incarnation absolue de ce qu’est l’amour dans une vie humaine.

Voilà, c’est un peu ce que j’avais envie de te partager aujourd’hui. C’est vraiment tout ce que je développe dans tout mon travail et je t’invite évidemment à en prendre connaissance si tu as envie d’en savoir plus, tu trouveras plein de liens en dessous de cette vidéo. Tu pourras aussi en savoir plus en t’abonnant évidemment à la lettre que tu peux recevoir dès mardi prochain si tu le veux. Et peut-être aussi, évidemment tu peux le retrouver dans chacune de mes vidéos cette empreinte de, voilà essayer de déconstruire les choses pour retrouver cette saveur. C’est ce pourquoi je suis pasteure en fait. C’est pour partager cet amour qui nourrit ma vie et que j’ai envie de transmettre plus loin et que j’aimerais, si je le peux en tout cas partager et peut-être re-susciter chez les autres.
Voilà.

Alors, je me réjouis de converser avec toi peut-être dans les commentaires en dessous de la vidéo ou de te retrouver dans d’autres circonstancesque je t’ai décrites tout à l’heure.
À très bientôt !

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Carolina Costa

Je suis théologienne, formée à l’Université de Genève, à la faculté autonome de Théologie Protestante (master UNIGE).

J’y ai acquis des compétences historico-critiques et appris le grec et l’hébreu, ce qui me permet de pratiquer mes propres traductions plus contemporaines et accessibles.

J’incarne une théologie réformée progressiste, inclusive, existentielle et joyeuse, en me servant de différents supports comme la vidéo, pour déployer mon énergie et l’Amour contagieux du Christ.

J’écris des livres sur les grandes étapes de la vie et je diffuse chaque semaine des vidéos brèves sur la foi sur les réseaux sociaux.

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