Homosexualité et alliés

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Aujourd’hui, j’aimerai vous parler DE L’HOMOSEXUALITÉ ET SES ALLIE.E.S

Approfondis et développe ta spiritualité, en découvrant le parcours du vidéo-livre

TRANSCRIPTION

Salut à toi! Je m’appelle Carolina Costa. Je suis auteure, théologienne inclusive et pasteure de l’Église réformée. Aujourd’hui, j’ai envie de parler des alliés de la communauté LGBTIQA+. À tout de suite! Je suis très contente de te retrouver pour une nouvelle vidéo. Si tu as envie de recevoir la notification pour les suivantes, n’hésites pas à appuyer sur la petite cloche ici en bas. Et si tu as envie de recevoir chaque semaine ma lettre privée pour développer l’amour agapè dans ta vie, eh bien tu trouveras les liens juste ici en dessous.

Aujourd’hui, j’avais envie d’honorer, un petit peu aussi, les alliésde la communauté LGBTIQA+. Et j’avais envie de te partager un petit peu comment je me suis retrouvée à être alliée. Quelque chose que j’ai toujours été évidemment depuis très longtemps en fait, depuis que je suis en âge de comprendre on va dire. Mais, dont j’ai pris de plus en plus conscience, en fait, ces dernières années en travaillant directement avec cette communauté. De l’importance aussi d’avoir des alliés pour cette communauté. J’avais envie de te dire que moi, j’ai 40 ans et que donc je viens de la génération des années sida. C’est-à-dire que moi quand j’ai eu à peu près 18 ans, on était dans ces années sida. Et que pour nous, la jeunesse dans laquelle moi j’ai grandi en tout cas, on avait l’image d’une sexualité très libre. On ne se posait pas beaucoup de questions. On a vraiment été les héritiers d’une liberté sexuelle. Moi j’avais même un pasteur, figures-toi, qui nous disait: «Ah, mais l’orgasme c’est le moment où Dieu se manifeste le plus fort!» Enfin tu vois, donc c’était quand même très libéral, on va dire.

Et c’est vrai que, je me souviens aussi de dans ces années-là, pour nous, l’homosexualité ce n’était évidemment pas la maladie. La maladie c’était le sida. Et le sida qui plus est, tuait. Donc pour nous les slogans majeurs c’était: Comment se protéger pour vivre aussi l’amour? Pour vivre ces histoires d’amour quel qu’était notre type d’orientation affective et sexuelle. Et moi, j’ai fait mon catéchisme, en fait, dans une paroisse qui s’appelle la Paroisse des Eaux-Vives. Et à l’époque, là-bas, il y avait une pasteure qui s’appelle Dominique Roulin et qui avait lancé le ministère sida. Donc c’était vraiment cette ambiance
où on était vraiment plutôt dans beaucoup de souffrance pour cette communauté en particulier. Et puis ensuite, bien sûr,
vous vous souvenez plus largement évidemment cela a touché aussi les hétéros, évidemment. Et Dominique Roulin, eh bien elle accompagnait donc déjà, en fait, cette communauté par malheureusement aussi des accompagnements de fin de vie. Elle en a fait d’innombrables. Mais elle a aussi accompagné des bénédictions de couple, etc. Même si c’était entre guillemets «interdit».

Mais voilà, elle a eu tout un ministère auprès de cette communauté dont nous sommes aussi les héritiers dans cette église. Pour moi, je l’ai vu ça, donc cela a été quelque chose qui m’a imprégnée. Et c’est pour cela que j’ai été très étonnée, qu’en fait, quand j’étais dans mes études de théologie à la faculté de Genève, de découvrir le jour où je travaille, en fait, sur les questions d’éthique et où j’ai abordé ces questions autour la communauté LGBTI, sur la question notamment de la bénédiction des couples. Mais j’ai travaillé aussi plus particulièrement sur le ministère de pasteurs gays. Et à l’époque en fait, on préconisait, bon là je te parle, c’était dans les années 2000, on préconisait à ces pasteurs, en fait, de vivre en dehors de leur communauté. Et moi, ce sont des choses que, voilà, vers la vingtaine que j’avais, j’ai été assez choquée en fait. Je ne m’attendais pas du tout, je n’y croyais pas. Ce n’est pas du tout l’image ou l’expérience que j’avais moi de cette même église dans laquelle j’étais déjà, de découvrir qu’en fait l’église n’avait pas du tout avancé sur ces questions de, par exemple: bénir les couples homosexuels ou de demander à ses pasteurs de ne pas vivre dans leurs communautés de vie.

Donc cela, c’était un peu le background (expérience) que j’ai eu. Et puis c’est vrai que quand on a commencé ce projet de LAB dans l’Église protestante de Genève, pour les jeunes adultes, et puis est arrivé ce jeune homme Adrian qui est venu nous dire:
moi j’aimerais offrir quelque chose pour que cette communauté LGBTI puisse vivre pleinement sa foi. Parce que la plupart du temps, ces personnes sont rejetées dans de nombreuses Églises et d’autres communautés religieuses. Et en fait, ce qui a fait simplement que nous avons ouvert la porte, eh bien c’est simplement parce que nous vivons de cette Église, de cet accueil inconditionnel de la part de Jésus. Simplement parce qu’on regarde le maître et puis le maître, eh bien il accueille toutes et tous.Tu sais, il a les bras grands ouverts, comme cela, et ce n’est pas pour rien. C’est pour dire: Welcome (bienvenue). Tout le monde est welcome.

Tout le monde à droit à mon amour inconditionnel et universel. Et donc nous avons cheminé avec cette communauté depuis quatre ans. Et j’ai appris énormément de choses. Ce qui est magnifique c’est que tu découvres une complexité, tu découvres des histoires. Cela nous a vraiment fait prendre aussi conscience de la difficulté que vivent vraiment ces personnes. Et il faut aussi des voix. Des voix… comment dire ? Alliées, justement, de cette communauté. Parce que c’est comme toute minorité ou comme toute population discriminée. Je pense aussi, par exemple, aux femmes. La cause des femmes avance quand les hommes s’y mettent. Parce que c’est ensemble. Et l’inclusivité c’est bien cela. C’est de mettre « in » qu’on soit tous ensemble dans le même bain, dans le même bateau en fait. Donc c’est cela qu’on construit.

Et j’avais juste envie de te dire que… Que tu sois LGBTIQA+ ou une personne hétéro, eh bien, tu peux vraiment contribuer à faire avancer aussi cette cause comme personne alliée. Parce que tu es peut-être un frère, une sœur, un parent, un oncle, une tante, un ami, un collègue, un pasteur théologien, une personne engagée dans l’Église… Chacune et chacun on a un rôle à jouer. Et nous avons à nous mettre ensemble pour construire cette inclusivité en Église. C’est quelque chose qui me tenait à cœur et que j’avais envie de te partager aujourd’hui.

Et tu as sûrement peut-être une expérience de cela ou une envie de construire cela. Et donc je suis très contente que dans le vidéo livre que j’ai sorti maintenant qui s’appelle donc: «LGBTIQA+, un don de Dieu». Parce que c’est un don de dieu que tu vas vivre, si tu développes l’inclusivité dans ton Église. Eh bien justement, j’y développe cette expérience que j’ai vécue, que je vis. Et puis aussi te donner des outils pour justement une lecture de la Bible pour des trucs, des astuces pour vraiment contribuer à faire avancer l’inclusivité dans l’Église. Donc c’est ma petite pierre comme alliée. Et un peu plus, tu le verras quand même dans la vidéo, si tu y vas pour fabriquer cette inclusivité plus dans nos Églises.

Je me réjouis de retrouver très bientôt dans la prochaine vidéo. Ou bien de te retrouver au sein de la lettre privée, tu peux t’inscrire bien sûr et trouver ici en bas. Je te dis que tu es un don de Dieu. Qui que tu sois, quoi que tu aies fait. Quel que soit ton parcours, ton orientation affective et sexuelle, ton identité de genre, tes doutes, tes convictions… Tu es pleinement béni de la part Dieu.

À très bientôt !


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